Au delà des semblants, embrouille et savoir-y-faire

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..........INTERJECTIONS...........

L'AUTISME

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Ils ne sont pas comme ils devraient être à leur âge. Ils font preuve d'un mode d'être caractérisé par un hors lien, isolé dans leur monde, un monde clos. Ils témoignent de leur indifférence dès lors que la parole ne se noue pas à l'imaginaire c'est-à-dire au corps et, dans ces conditions, le signifiant ne représente pas le sujet pour un autre signifiant. Ils vivent dans un monde différent de celui de l'interprétation et de la signification.­Pour faire advenir une position de sujet désirant, le registre du Réel, Symbolique et Imaginaire, doivent être noués. Il n'en est pas ainsi pour le sujet autiste pour qui le registre du réel est premier.Bien qu'ils soient baignés dans le champ du langage, ils sont hors discours. Tout l'enjeu, En-Je, est qu'ils puissent s'inscrire dans un lien social, qui leur soit propre et faire advenir un Je qui les représente en accueillant leurs trouvailles infimes et difficilement repérables dont ils font preuve. Béatrice Radigois-

 

LE LISIBLE DANS L'ILLISIBLE

Se maintenir accrochés aux étalons de performances: voilà en quoi consistent les exigences des nouvelles méthodes de management engendrées par le discours de l'utilité. C'est là où les destins individuels se heurtent aux limites induites par l'impératif de compétitivité. Si l'évaluation généralisée a pour effet d'objectiver l'autre, elle contribue alors par ce fait, à la destruction du lien social en favorisant l'inflation des egos professionnels, source de rivalités narcissiques. Le sujet moderne est tiraillé par un effet de double mind. Réduit au silence par la tyrannie des modèles économiques, il est confronté paradoxalement à un pousse-au-tout-dire.  Les effets de la parole confisquée peuvent constituer une impasse car l'inflation normative fige le sujet dans un discours qui étanche sa langue singulière. Alors qu'en est-il de l'invention singulière  lorsque le sujet est exposé â être blessé par la langue? Comment le moi, l'idéal du moi peuvent converger vers une perspective inattendue, un point de détail qui donne l'empan d'une autre orientation permettant de faire avec les affects de honte, d'angoisse, de non-reconnaissance? C'est là où pour l’artiste, le lisible ne s'arrête pas aux lois du monde physique. Il  s'oriente du flou, de l'aléatoire, de l'insaisissable bousculant les représentations convenues, proposant ainsi une lecture de l'illisible, en bousculant les repères convenues de la phénoménologie de la perception. Françoise Stark Mornington

 
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Année 2009 


Janvier 2009 : création de Radio-a : Sylvie Destas, René Fiori, Béatrice Radigois.


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Entretien avec Thierry, Bernard, Dorothée Ramaud,

Lea Hamoignon, Claude Lussac, MOB,

Marie-Hélène, par René Fiori

Entretien avec Pascal, Carmen, et F. par Sylvie Destas

Entretien avec Jacqueline Berger,  par Béatrice Radigois



Année 2010

Entretien avec François-xavier  par Béatrice Radigois

Entretien avec Valentin Caro par René Fiori

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2ème entretien avec Jacqueline Berger par Béatrice Radigois

Entretien avec Sorne par Catherine Soudre

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Entretien avec Nicole, Fabienne, par Françoise Stark-Mornington

 

Entretien avec Angeline par Catherine Soudre

Entretien avec Jori par René Fiori

Entretien avec Maxence par Sylvie Destas

Entretien avec Anne Idoux-Thivet par Béatrice Radigois

Année 2011


Entretien avec Martine par René Fiori

Entretien avec Leandro Erlich par Françoise Stark-Mornington

voir ici aussi certaines oeuvres de l'artiste :

https://www.artsy.net/artist/leandro-erlich


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Entretien avec Paul Toupet par Sylvie Destas

Entretien avec Milène Guermont par Françoise Stark-Mornington

Entretien avec Marie Hélène Peyresaubes par René Fiori

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Année 2012

Entretien avec Philippe Guesdon par Catherine Soudre.

Entretien avec Kevin Djédjé par Françoise Stark-Mornington


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Entretien avec Vincent Hilaire par Françoise Stark-Mornington

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Entretien avec Didier Marie Le Bihan par Françoise Stark-Mornington

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Année 2013

 

Entretien avec Corinne par René Fiori

Interview With Saiki Takao by Françoise Stark-Mornington and René Fiori

 

Entretien avec Gavin Turk par Françoise Stark-Mornington

Mise à jour le Jeudi, 19 Octobre 2017 17:23
 

LA HONTE

Pour peu qu’elle glisse son incandescence dans l’inhibition, l’humiliation, l’indignité, la honte intensifie le délitement des défenses symboliques du sujet qui n'a pas trouvé appui dans l’Autre où se loge son Idéal-du-moi. Si ce sentiment de déchéance se produit sur le mode de l’accélération, la vie se vide tout d’un coup de son sens.  Héros de la pièce éponyme de Sophocle, Ajax  s’est donné la mort, après une crise de fureur, elle-même consécutive à un manquement à son honneur. Lui qui aurait dû recevoir les armes d’Achille après sa mort, armes forgées par Héphraïstos. Dans ces émissions, le héros moderne est le salarié, le SD ( pourquoi donc le F ?), l’enrôlé et d’autres….René Fiori.

 

NOTRE IMPOSSIBLE A SUPPORTER

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Quand ? où ? A quelle occasion ? Rencontrons nous l’impossible à supporter qui, selon la perspective psychanalytique, n’est rapportable à nul autre qu’à nous-mêmes ? Ce réel là, qui nous vient de notre rapport singulier au langage, au discours, et à la parole, et qui surgit comme leur faisant objection, est notre fragilité potentielle, virtuelle, à tout moment réalisable, et déjà réalisée pour certains. Quand il est rencontré, il nous déconcerte, nous surprend, nous embarrasse, nous perplexifie, nous tétanise, nous sidère, investit notre corps, tel un visiteur étranger et étrange. Ce réel là n’a pas sa correspondance dans l’anticipation, il déjoue les prévisions, esquive les prédictions, moque les prognostics, bouscule les préventions, abrase les prétentions. Fragilité psychique est une formule dérisoire, voire abjecte quand on en use et on en abuse à des fins de ségrégation, c'est-à-dire dans presque tous les cas. Qui affirmera qu’il ne rencontrera jamais, dans sa vie, ce réel-là? Qui déclarera qu’il ne concerne que l’autre, le voisin, le collègue, le proche ? Fragilité psychique est un effaceur qui nous vient de la psychologie darwinienne, justifiant selon la formule de lacan  "la dévastation sociale" qui  conduit au paroxysme mortel de la rivalité, de la concurrence, de la compétition, autant de termes qui cachent mal l’adversité qu’ils inaugurent, exacerbent et valorisent, car recélant la prédation animale comme modèle de relation.  Ce qui ne nous conduit aujourd'hui rien moins qu'à la libérale promotion de l’injustice et à l'émiettement du lien social -  RENE FIORI